captaincolonelslog:

Inside Chernobyl’s Sarcophagus (by pshon)

Je n’avais jamais vu ça: le “pied d’éléphant” de Tchernobyl.
Incroyable…

(via mattsgotablog)

4 notes

science-junkie:

A storage power plant on the seabed
Norwegian research scientists will contribute to realising the concept of storing electricity at the bottom of the sea. The energy will be stored with the help of high water pressure.The idea of an underwater pumped hydroelectric power plant may sound like Jules Verne fiction, but then it was hatched by a German engineer who has spent much of his professional life working in aerospace technology.“Imagine opening a hatch in a submarine under water. The water will flow into the submarine with enormous force. It is precisely this energy potential we want to utilize,” explains Rainer Schramm, inventor and founder of the company Subhydro AS to Gemini.no. “Many people have launched the idea of storing energy by exploiting the pressure at the seabed, but we are the first in the world to apply a specific patent-pending technology to make this possible,” he adds.Read more

C’est simple… et donc brillant!

science-junkie:

A storage power plant on the seabed

Norwegian research scientists will contribute to realising the concept of storing electricity at the bottom of the sea. The energy will be stored with the help of high water pressure.

The idea of an underwater pumped hydroelectric power plant may sound like Jules Verne fiction, but then it was hatched by a German engineer who has spent much of his professional life working in aerospace technology.

“Imagine opening a hatch in a submarine under water. The water will flow into the submarine with enormous force. It is precisely this energy potential we want to utilize,” explains Rainer Schramm, inventor and founder of the company Subhydro AS to Gemini.no. “Many people have launched the idea of storing energy by exploiting the pressure at the seabed, but we are the first in the world to apply a specific patent-pending technology to make this possible,” he adds.

Read more

C’est simple… et donc brillant!

(via thescienceofreality)

331 notes

infinity-imagined:

At each moment, light (as well as electromagnetism and gravitational force) is coming towards you from every direction, in a sphere around you.  The light has left its location at different times, from the Moon; 2 seconds ago, the Sun; 8 minutes ago, Vega; 25 years ago, Andromeda; 2 million years ago and so on.  You could imagine a set of concentric spheres, each one containing a part of the universe you are experiencing.  The greater the radius of the sphere, the farther back in time you experience that part.  In the diagram this is represented as the “past light cone”; each ‘sphere’ becomes a circular slice of that cone.  The present moment of each location in spacetime is the focused intersection or standing wave pattern of all waves and forces originating within the past light cone of that location.  Likewise, all electromagnetic and gravitational waves and forces traveling into the future of the present are ‘dispersed’ relative to the observer by the inverse square law; intensity is proportional to 1/(distance²).  For example, all the light the bounced off of a pterosaur 200 million years ago and passed through Earths atmosphere is still out there, traveling, 200 million light years away.  It is incredibly diffuse, you would need to construct a telescope billions of light years across to create an image, but the information still exists. 

For forces that travel at light speed, we only experience and effect the surface of the light cones.  Matter, which travels at less than light speed through space, influences us and is effected by us within the volume of the light cones.  All matter and forces travel at light speed, but in different dimensions.  Light is restricted to space dimensions, and does not experience time.  Matter travels at light speed primarily through time, and can also travel through space relative to other objects.  To maintain light speed, matter will move less through time, giving rise to relativistic effects such as time dilation.  Here I will cite "The Fabric of the Cosmos" by Brian Greene, an excellent book that shaped my thinking on this subject.

The implications of light cones are incredible.  At each moment your body is being influenced by the volume of the entire universe, in a gradient from moments ago to the big bang.  The size of the effect is mediated by the inverse square law, so the closest things effect you the most.  However if one star in the andromeda galaxy, 2 million years ago, disappeared, there would be a minute change in the gravitational pull on the atoms of your body. Perhaps a salt ion in one of your neurons wouldn’t exit an ion channel, and your thoughts and life would be different.  This effect goes forward into time as well, every action we take effects everything in out future light cone.  As beings, we are completely integrated into the Universe, composed and created by every event in our past light cone, and manifesting everything in our future light cone.

4,263 notes

Google+ et la Géométrie

Les gens qui parlent de cercles sur Google+ me font marrer.

Ils se passionnent 2’’ pour les fameux cercles, comprennent très vite que cela fonctionne comme de vulgaires tiroirs à chaussettes, puis s’en vont, déçus ou convertis, prédire la chute de Facebook ou l’avènement d’un nouveau règne Googlelien, parce que voyez vous, « putain, y a des cercles !! »….

Facebook ou G+, personnellement je m’en contre fous. Les démarches commerciales de ces 2 mastodontes sont étonnantes à regarder ; la mise en place technique du nouveau réseau aussi. Et point final.

Parce que la révolution, « le cercle », justement, ce n’est pas le tiroir à chaussettes, mec.

Ce que te propose G+, de loin, tu te dis que c’est de l’or en barre, de la poudre de bonheur à diluer dans l’elixir de la vie…

Et ouais.

Mais tu te rapproches, et tu le vois, le tiroir à chaussettes, limite même ça sent un peu la lavande, tu sais, dans le petit sac que t’as filé ta mère, et qui est planqué dans le fond du tiroir.

(oui, on parle du sachet de lavande, pas de ta mère au fond du tiroir… taré…)

Le cercle, le pur, (comme Hadopi), qu’est ce que c’est ??? Parce que ça, ça serait une putain de révolution mon pote… Si on avait un vrai cercle dans l’ordinateur…

Ben c’est des gens, un cercle. C’est même des points, on va dire.

Et pas beaucoup, hein… au moins 3. Ça va nous suffire pour faire la révolution…

C’est tout.

Mais c’est pas n’importe qui, hein… On choisit nos 3 pélots ; c’est juste deux personnes que tout oppose, on pourrait même dire, diamétralement opposée.

Et une troisième, qui fait le lien entre les deux… et pas n’importe comment.

Dont l’angle de vue est à mi chemin de chacun, on va dire. Les deux personnes précédentes sont aux antipodes, pensent tout le contraire l’une de l’autre et se regarde de loin. La 3ème, elle est super feng shui, elle dispose du même écart angulaire avec les bonhommes… et pile tout pile, elle pense moit-moit, c’est-à-dire à 90°, là où les 2 autres, c’est 180°.

C’est ça un cercle, c’est deux cons qui se regardent en chiens de faïence, pas d’accord, et un troisième qui leur tend la main, pour faire la connexion. Et ça, Google+ en est encore loin, gros.

Tu vas me dire que ça fait juste un triangle rectangle mon truc et pas un cercle…

Ben t’es trop con…

Et ouais.

C’est ça la puissance de l’ensemble, du nombre et le connerie du monde. On est tous le trou de balle de quelqu’un, sans qui, on n’arriverait pas entrer en contact avec notre contraire…

C’est tout.


rep à sa G+

0 notes

Chocs, Huygens et Paul Haggis

La théorie entourant les chocs de particules ou les collisions de systèmes est aujourd’hui bien connue. J’en parlais encore hier soir à l’apéro. C’est dire si c’est bien connu. Pour résumer, on traite depuis le 17ème siècle de deux familles principales de collisions: les chocs élastiques (durs, sans déformation, type “le carreau de Gérard à la pétanque après un bon petit blanc sec”) et les chocs inélastiques, dits mous, type “le petit chat a glissé du haut du 5ème et Renaud en a fait une chanson…”. Les chocs avec déformation plastique feront l’objet du prochain billet, encore plus percutant (ah ah !). Pour l’heure, intéressons nous aux chocs durs. Mais bien durs…

On va aller vite, le plus intéressant étant le système, mais rappelons toutefois les bases pour les deux qui dormaient au fond de la salle de classe: un choc dur conserve la quantité de mouvement, égale au produit de la masse par la vitesse P= MxV. (mais ça c’est valable dès lors qu’on isole un système, pas de quoi se la raconter). Mieux, l’énergie cinétique est elle aussi conservée… Et ça, c’est autrement plus balèze! Les acteurs sont en place, le suspens monte… 

Pour illustration, les petits schémas glanés sur Wikipédia sont impeccables. De bons chocs durs, bien classiques. C’est le cas théorique observé sur la Canebière, quand Gérard, toujours lui, parce que Marius, ça fait cliché, claque le petit et remporte la partie. On pourrait alors aussi penser aux lois de Descartes, sur l’incidence de l’angle de choc, à la dynamique du jet proprement dite, avec les notions de trajectoire parabolique,… mais à cela, Gérard n’a pas vraiment réfléchi, et a surtout fait confiance au verre de blanc. Et il a bien fait. Mais passons…

Ce n’est pas précisément ce qui nous intéresse ici. La notion de choc élastique, dans son acception théorique est assez simple. Tant mieux. Laissons-là en l’état et passons maintenant la main à notre ami Huygens, matheux de formation, qui va nous compliquer tout ça. Il nous a levé en 1669 un énorme lièvre, Mr Huygens. L’histoire de la démonstration est belle, je vous laisse la consulter ici. Retenons surtout le résultat (attention, énoncé très vieux françois traduit au chausse pied du latin : « un corps dur au repos reçoit plus de mouvement d’un autre corps dur plus grand ou moindre que lui par l’interposition d’un tiers de grandeur moyenne que s’il était frappé immédiatement , et si ce corps interposé est moyen proportionnel entre les deux autres, il fera plus impression sur celui au repos » . Alors dit comme ça, ça fait un peu peur, mais il faut juste comprendre ceci : lorsqu’on percute un corps dur, il peut arriver selon certaines conditions, que la présence d’un corps intermédiaire donne pour résultat un choc de plus grande ampleur sur le corps final… ce qui soit dit en passant est clairement contre le bon sens commun. En gros, on va demander à Gérard de passer au billard, et de claquer des billes, qui elles mêmes vont percuter d’autres billes, pour voir si ces dernières ont plus de vitesse que s’il avait tapé dedans directement… ça semble peu probable, non ?

Hey, hey. Huygens va forcer Gérard à s’acheter une calculette, et vous allez voir comme c’est magnifique le billard… 

Je vous la fais vite, parce qu’Huygens est un champion, que Gérard est loin d’être un abruti, et qu’on n’est pas là pour remonter 300 ans de sciences physiques : 

1°) On prend un corps de masse m1, avec une vitesse V1, et un corps de masse m2. Sa vitesse sera donnée directos par la conservation des énergies cinétiques et par la quantité de mouvement. Voilà, déjà, ça c’est fait, et c’est pas la peine d’y revenir…

2°) On place un troisième corps, parce qu’on kiffe l’extrême et les sensations fortes. La première bille percute la deuxième, qui elle-même percute la troisième. Quelle est la vitesse de la troisième bille ? Même principe, même conclusion.

 J’ai envie de dire, jusque là, pas de quoi sortir tout nu de la baignoire en criant n’importe quoi. Mais Huygens, lui, sent l’excitation monter à sa moustache, et devine derrière tout cela, de belles suites arithmétiques… Genre, rang n, tout ça… et il a le nez creux, le bougre ! Mais avant se dit qu’il doit bien y avoir un maximum. Il est comme ça Huygens, cash pistache. Direct il te cherche le maximum. Alors il développe façon Fermat, pour trouver le max et ça donne, oh, surprise, la fameuse masse « moyenne proportionnelle » qu’il évoque dans son énoncé :

 

3°)Là où la chose devient belle, c’est lorsqu’on touche du doigt cette histoire de suite… On va demander à Gérard d’appliqure ce principe de masse moyenne et ainsi faire intervenir un corps, puis un deuxième, puis un troisième selon cette progression géométrique, en ce fixant dans le cas maximal donc, avec dès le départ : 

On va aller assez vite, va falloir me faire confiance sur les résultats suivants, hein ? D’abord, parce que ça ne mange pas de pain et ensuite parce que ce n’est pas de moi, donc vous avez toutes les raisons de me croire. Et enfin, parce que Gérard ne va pas s’embarrasser de polémique, il veut taper de la boule de billard, pleine face. Accélérons donc. On a la somme des quantités de mouvement qui va valoir P=MxV. soit lorsqu’on fait la somme, un joli pactole, mes loulous: 

4°) Donc si on additionne avec la quantité de mouvement du dernier terme, on retombe sur « 1 », et on a bien P = constante. C’est déjà un première joie, qui nous rassure. De plus, et c’est là que ça devient vraiment rigolo (si, si, je vous jure !), parce qu’on arrive au Graal de cette démonstration. Si « a » est la masse la plus importante, si on prend 98 corps intermédiaires, et si on prend b=1 /2, - ça en fait des hypothèses, mais en fait, pas tant que ça - la vitesse du dernier corps sera de (4/3)^99, soit genre 2.3. 10^12 . Et ouais, ça cogne. Alors que sans intermédiaire, en choc direct, la vitesse du dernier corps aurait été de (1/(2+(1/2)^99)), soit genre, presque deux… Tout ça pour ça me direz vous… Et bien oui, ni plus, ni moins… Mais la leçon est de taille: 2.3.10^12 versus 2… ça, c’est quand même un truc de dingue à en faire tomber Gérard sur les fesses. 

Seulement, si ce phénomène laisse Gérard pantois, il y en a un qui a tout compris, c’est Paul Haggis. Il est le brillant scénariste à qui l’on doit, entre autres James Bonderies ou escapades Oscarisantes et Clint Eastwoodiennes: Collision, alias, le film où ça choque, où ça castagne, avec plein de stars dedans, qui rentrent en collision selon leur vies respectives, à des niveaux différents, engendrant des conséquences différentes.

 

En gros, qu’on rencontre quelqu’un dans un ascenseur, il va se passer pas mal de trucs entre Personnage(1) et Personnage(2). Si vous faites intervenir Personnage(1) qui cogne dans Personnage(2), qui cogne lui même dans Personnage(3)… et ainsi de suite jusque Personnage(n), vous pouvez imager le dernier décolle littéralement du sol sous le choc avec toute cette énergie accumulée. Mais là où Haggis est encore plus fort que le roquefort et que Huygens aurait du repartir sur les statistiques - en étudiant les molécules de gaz, pourquoi pas- c’est que le ricain va faire se rencontrer Personnage(1) et Personnage(n) pour taper dans Personnage(n-p)… en gros, un beau bordel en perspective, qui va nous accélerer tout ça. 

Vous allez me dire que c’est du réchauffé, qu’on avait déjà vu Pulp Fiction, ou Magnolia, avec ce genre de distribution chorale et sénario à tiroir… ouais, mais non… tout cela état très linéaire. Haggis conserve la même entité de lieu ( Los Angeles), mais permet à ses personnages de se bousculer sur différents endroits de la ville à différents moments. Huygens fait petit bras à coté de ça. 

Gérard, lui, va faire comme moi, et se contenter d’aller au cinéma. 

0 notes

D’où viens-tu, Quark?

Je viens de Murray Gell-Mann, qui a pécho le Nobel en 69, et qui visiblement aimait la littérature. Il m’a nommé d’après une citation de James Joyce, tirée de “Finnegans Wake”, rapport à ma condition de fermion, élément primaire s’il en est, constitutif des protons et neutrons…

"Three quarks for Muster Mark !

Sure he has not got much of a bark

And sure any he has it’s all beside the mark”

Finnegans Wake, James Joyce


Alors, vous me direz, quel est le rapport avec ce Ferengi de Deep Space Nine?

Y a pas de rapport, mec. C’est de la physique quantique, pas de la philatélie.

0 notes

On se fend la poire

On se fend la poire

0 notes

Le chat est dans la boîte

Pour ce premier billet, juste un petit mot rapide sur un aspect fichtrement rigolo de la physique quantique. Je ne vais pas vous reparler de prévision, de statistiques ni même vous refaire l’expérience de diffraction des fentes d’Young, mais sachez en résumé, que la physique quantique se querelle avec sa demie-soeur, la physique classique, au sujet de bon nombre de points. Ce qui est assez idiot dans la mesure ce sont les mêmes diciplines, l’une équipée d’un microscope électronique, l’autre d’une paire de lunettes. Un de ces sujets de discorde est la détermination du couple (position/quantité de mouvement) chez nos amis les électrons, qui dans la version quantique, laisse la part belle à une jolie supposition: on est capable de dire ce qui s’est passé après, genre une fois que c’est fait quoi, mais ce qui se trame pendant,- et donc ce qu’il adviendrait au final, si on voulait essayer de prédire un brin le futur-, ben on reste sec.

L’idée est de se dire qu’on commence à savoir ce qu’il se magouille quand on y regarde. Et pas avant. Tant qu’on n’a pas jeté l’oeil, personne ne peut nous certifier que cela s’est produit comme ci ou ça… Ce à quoi la physique classique répond: “Faut pas me prendre pour un chauffe-eau, si je tourne la tête, il se passera rien. L’expérience a lieu sans moi, point final”.

Je résume vite et mal, mais arrivé à un tel degré de vitesse et de petitesse énergétique, on atteint la limite technique d’observation. Attention, pas la machine, hein, non. Pire: le principe! Parce qu’observer, c’est aspirer de la lumière, donc enlever de l’énergie, donc dérégler le bazar, et on aboutit à des questions existentielles assez étonnantes.

Toutes ces questions sont encore sur le devant de la scène aujourd’hui. Certains tentent de répondre avec philosophie, d’autres avec du matériel, et certains, comme Bohr et Einstein en leur temps, essaient par expériences de pensée, et se tirent le melon sur des problèmes farfelus, mais riches de sens.

Et c’estque ça devient rigolo (ouais, je sais, ça a mis du temps à arriver)

Et donc, histoire d’éprouver les théories (historiquement, en langage scientifique, on parler de casser la bouche à “l’Interprétation de Copenhague”), on a vu les deux hommes se livrer à un combat de près de 20 ans de lettres enflammées, de 1927 jusqu’à la mort d’Einstein. Quand ils ne partaient pas en bad trip après les conférences Solvay, autour d’un vieux vin ou d’un brin de mauvais marocain.


Image IPB 

Et donc, la physique s’est nourri plusieurs années de ce tirage de bourre. On leur doit par exemple, pas mal de développements de cuisine quantique, qui ont servi à l’optique, à la chimie. En 1930, Einstein nous pond une boite à ressorts, assez chiadée, qui donne la masse de ce qu’elle contient, est truffée de rayonnements électromagnétiques et garnie d’une horloge qui commande l’ouverture d’un obturateur recouvrant un trou. L’idée: on ouvre, un photon se fait la malle. On sort de la boite à outil E = mc². (On y reviendra dans un prochain article, on vous a menti la dessus, ce n’est qu’à moitié vrai. Et ouais les gens, c’est du flan. :-/)  Et comme on connait la masse, on connaitra son énergie. En gros, si on pèse la boîte avant et après l’ouverture de l’obturateur et si une certaine quantité d’énergie s’est échappé de la boîte, la boîte sera plus légère. Et donc par conséquence directe, on connaîtra la différence d’énergie en cause. 

Einstein est content de son coup; il n’a pas donné un coup de tournevis que Bohr pleure sa mère et s’en va les neutrons jouant des castagnettes…

Après avoir rassemblé ses esprits et séché ses larmes, Bohr, qui sent l’élimination directe, se dit qu’il doit tout donner à l’épreuve d’immunité s’il ne veut pas quitter l’aventure. Et c’est là que le génie apparaît au coin du bois: il va démonter le bazar avec les théorèmes d’Einstein, et lui la mettre à l’envers avec ses propres canons, en usant du principe d’équivalence entre la masse gravitationnelle et la masse inertielle. En gros, hein, - on fait vite pour pas trop digresser -, Bohr montre que, pour l’expérience d’Einstein, la boîte devrait être suspendue à un ressort au milieu d’un champ gravitationnel. Et que pour mesurer le poids, un pointeur devra être attaché à la boîte qui correspondrait à l’indice sur une échelle. Après la libération d’un photon, le poids pourrait être ajouté à la boîte pour lui redonner sa position d’origine et cela nous permettrait de déterminer le poids. Mais afin de retourner la boîte à sa position initiale, la boîte elle-même devrait être mesurée. L’incertitude inévitable de la position de la boîte se traduit par une incertitude sur la position du pointeur et de la détermination du poids et donc d’énergie. D’autre part, puisque le système est plongé dans un champ gravitationnel qui varie avec la position, selon le principe de l’équivalence de l’incertitude sur la position de l’horloge implique une incertitude quant à sa mesure du temps et donc de la valeur de l’intervalle de temps écoulé.

Donc en gros Einstein l’a bien dans le gras et Bohr rigole et peut revenir en 2ème semaine pour continuer à participer au jeu des expériences bizarres.

Et dans la même idée, Schrödinger, sorte de jedi de la physique quantique lui aussi, option, traditionnelle (genre les 2 physiques sont mes amies, je vois des équivalences partout), ce dit que si le souci c’est de déterminer ce qu’il advient sans observer, en laissant ouvert la probabilité d’un mouvement de particule, il n’y a qu’à utiliser un témoin de moralité… genre le chat.

Il propose de mettre un chat dans une boite. Un compteur Geiser type de ceux utilisés à Fukushima, qui enregistre si jamais ça crache de la particule. Et un système lié au compteur Geiser qui déclenche l’ouverture d’une fiole de poision. Et donc, particule qui s’échappe => chat qui meurt. Particule qui reste en place => chat vivant. La théorie liée ) l’interprétation de Copenhague nous dit qu’on ne sait pas ce qui s’est passé dans la boite, temps qu’on n’a pas regardé, que la particule a pu se libérer ou pas, que c’est du 50/50 et que donc le chat peut tout à fait être mort… et tout à fait être vivant. Et qu’il faut considérer les 2 possibilités comme vraies tant qu’on n’a pas ouvert la caisse du chat. Deux mondes sont possibles, avec deux issues différentes au problème. (Les univers parallèles tout ça…)

photo

Ce à quoi Schrödinger, Erwin de son prénom, répond: “Vous êtes gentils les loulous, mais je vais pas avoir un chat mi mort, mi vivant dans la boite. Il est soit l’un soit l’autre, mais pas les deux. Faut arrêter l’Escherichia coli dans le Whiskas”  

 On pourrait considérer qu’il est mort, vif ou (|mort> +|vif>)/√2 

 

picture: dunno source, via our lolcat builder. lol caption: Kyle Mathis

Et là, vous allez me dire…” Alors, il est mort le chat ou pas?”

Et je vais vous répondre que l’expérience ne peut pas être réalisée et que c’est pas grave parce qu’elle n’aurait rien prouvé. C’est bien joli de tuer son chat Mr Schrödinger, mais encore faut-il qu’il ait la rage quantique.

Il y a différentes façon de voir les choses. Personnellement, j’en vois deux. Allez voir Wikipédia, vous apprendrez des trucs

  • l’expérience ne va nulle part car l’approximation du quantique au réel, avec la prise de mesure au compteur Geiser equivaut à la même qu’avec la boite à coucou d’Einstein et c’est là le souci, pas dans le chat.
  • on ne voit que la réalité qu’on veut bien voir: façon  caverne de Platon. On confond le chose et le phénomène de la chose. On fera toutes les expériences quantique su monde, on prouvera tous les trucs chelous qu’on pourra, ça ne changera rien au fait que le monde dans lequel nous vivons est celui qu’on veut bien voir, pas le vrai, le quantique…

humorous pictures

0 notes